Désir

J’aime ta façon d’être. J’aime ta voix du matin. J’aime ton front dégagé. J’aime ton impatience, ton impulsivité. J’aime ton sourire, surtout ton rire. J’aime ton étonnement, ton regard. J’aime ta joie, te voir sautiller. Tes défauts m’attirent. Plus j’en apprends sur toi, plus je te désir, plus je t’admire, plus j’ai envie d’être avec toi.

J’aime t’avoir à mes côtés. Tu me rends heureux. Ta présence me permet de m’aimer, d’être joyeux, me motive à vivre. Elle me donne du courage et de la force.

Je ne peux imaginer ma vie sans toi. Une fin de semaine sans toi, sans ta présence est pénible et ne passe jamais sans que tu ne sois dans mes pensées. Je pense à toi tous les jours. Je nous imagine en train de faire ceci ou cela. Ton absence est lourde et se fait fortement ressentir, elle ne peut passer inaperçue.

Tu es comme ma pensée, ce moi intérieur, cette voix qui nous parle lorsqu’on réfléchi et prends une décision. Tu es ma conscience, mon alter ego.

Je commence cette nouvelle année avec désir et espoir.

Publié dans:  on 5 janvier 2010 at 4:03 Laisser un commentaire
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Il n’y a pas de titre.

Il y a plus de silence que de contenu.

J’imagine encore les possibilités. Je suis passé à une autre. Je ne suis plus sûr de rien.

Tu es la seule et unique femme qui remplie tout mes critères. Tu as cru en moi, tu étais perdu, tu ne savais pas quoi faire. On s’est laissé avec des larmes. On a senti le besoin de se séparer pour un temps. Au retour, je n’ai fait que te faire du mal. Mon comportement était un comportement de peur. Je ne savais pas comment être dans cette nouvelle relation. J’avais peur, peur de te perdre pour de bon. Je ne savais pas quoi faire. J’avais peur.

Je pensais que ça passerait avec le temps, comme avec toutes les autres. Ce désir, cette joie est toujours là.

Je m’étais crée un dicton: «plus j’en apprend sur les gens, plus j’en suis déçu». Il ne s’applique pas à toi. Je n’arrive pas à l’appliquer. Tout de toi me plait, tout est beau, tout est naturel, tout est simple. Tes défauts me plaisent à craquer. Je pense à toi, souvent, presque toujours.

Ça ne m’apporte rien d’écrire ça. Simplement à ne jamais oublié ce que je ressens en ce moment. Je serais toujours là, jamais je ne te laisserai tomber, jamais.

Je t’aime.

Publié dans:  on 1 décembre 2009 at 1:49 Laisser un commentaire

Amoureux ?

«Je ne suis pas amoureux, ce n’est pas cela: je vous aime éperdument.»

Alfred de Musset à George Sand

Publié dans:  on 16 juillet 2009 at 9:32 Laisser un commentaire
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Printemps

[...]

Je me trouvais dans un vieux livre que j’ai relu cent fois
Un monde où il fait bon vivre quitte à vivre sans toi
Et toi qui n’est plus qu’une ombre dans le ciel bien trop bleu
Enfin je suis du nombre des imbéciles heureux

J’avais oublié que les roses sont roses

[...]

Salvatore Adamo – j’avais oublié que les roses sont roses (1971).

Publié dans:  on 14 mai 2009 at 9:27 Laisser un commentaire
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Être

«C’est assez que d’être.»

Mme de la Fayette

Publié dans:  on 12 avril 2009 at 2:34 Laisser un commentaire
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Amour ou amitié ?

Peu importe !

«Ton amour m’eût donné la vie, mais ton amitié m’en consolera.»

Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour,  Maxi-livres, 2002, p.39

Alcool

Les alcooliques sont les personnes que je respecte le plus au monde, car ce sont eux qui ont tout compris de la vie.

Tu es ma seule raison d’être. La vie ne vaut pas la peine d’être vécue sans l’autre. L’autre est celui qui donne toute la signification à la vie. Cet autre c’est toi et je ne peux t’avoir, car tu es déjà prise. Mais je garde espoir de pouvoir t’avoir à mes côtés et d’avoir une place dans ta vie. C’est cet espoir qui donne l’énergie à mon coeur de battre encore, sinon, il n’aurait aucune autre raison d’être.
En attendant, je sombre dans l’alcool pour oublier ma misère, pour oublier la solitude, le vide, le néant qui règne dans ma vie par ton absence.

En t’attendant, je me serre un autre verre.

Publié dans:  on 3 mars 2009 at 1:28 Laisser un commentaire
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Déjà

Il y a un an, je t’apercevai pour la première fois.

[...] j’ai assez lutté, j’ai assez souffert, je me suis assez dévoré le coeur. Il est temps que le jour se lève; j’ai assez vécu dans la nuit. [...]

Alfred de Musset, La confession d’un enfant du siècle, Paris, FLAMMARION, 1993, p.278

Publié dans:  on 5 février 2009 at 2:14 Laisser un commentaire
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Erreur de jeunesse

Ce que j’ai vécu avec toi cet automne, je l’appellerai une erreur de jeunesse. Oui, car cet attachement qui s’est créé, cette réciprocité éphémère que l’on a ressentie, n’était que situationnelle. Du moins, de mon point de vue. Il est vrai qu’après ta confession, tes sentiments, j’ose le croire, étaient vraie. Mais tu as si vite retourner la situation que je ne sais plus quoi y penser. Mais peu importe. Je ne regrette pas ce qui est arrivé. Si c’était à refaire, je ne le referais point, car j’ai enfreins une de mes règles et je n’ai agis qu’en fonction de la situation. En d’autres mots, j’ai tout simplement succombé à la tentation avant qu’elle ne s’éloigne. Sans toi, si tu n’avais pas fait ce pas, jamais je ne serais venu à toi. Ce qui m’attriste dans cette histoire, c’est qu’ à cause de ton action, j’ai perdu une amitié qui, elle, comptait vraiment pour moi.

Je dois t’avouer qu’en t’embrassant il m’est arrivé de penser à elle, de m’imaginer que je l’embrassais.

Ce n’est pas grave, j’en trouverai une autre. Tu ne m’attires point, et je le sais, cela se voit, mon indifférence te dérange. C’est à toi de vivre avec. Pour moi, ce n’était qu’une erreur de jeunesse de laquelle j’ai appris une leçon de vie que je ne referais plus.

Allez, l’avenir donne toujours espoir. À une nouvelle année remplie d’amour et de passion !

Publié dans:  on 24 décembre 2008 at 12:33 Commentaires (1)

A-t-on le droit

[...]

A-t-on le droit de faire la nuit
Nuit sur le monde et sur notre coeur
Pour une étincelle

[...]

Saint-Denys Garneau, Un poète en sursis , André Brochu, XYZ, coll. Les grandes figures, 1999, 208 pages.

Publié dans:  on 16 novembre 2008 at 11:36 Laisser un commentaire
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Citation

Ce qui m’oblige à écrire, j’imagine, est la crainte de devenir fou.

Georges Bataille

Saisons

L’hiver passé, j’étais comme ces arbres, sans feuilles, sans repères, mort. Puis, à ta rencontre, comme ces arbres à la rencontre du soleil, mes feuilles se sont mises à pousser. Des bourgeons apparurent, des oiseaux faisaient leurs nids; j’étais enfin vivant, j’étais heureux. L’été arriva, J’explosais de feuillage, comme cet arbre à la vue du soleil et d’un ciel bleu comme tes yeux.

Mais j’appris que toute chose à une fin. Le soleil se couchait petit à petit, comme toi qui marchait et qui paraissait de plus en plus petite au fur et à mesure que tu t’éloignais de moi. Comme cet arbre, loin de sa source d’énergie, j’ai commencé à perdre mes feuilles. Comme en automne, je changeais de couleurs et perdais des bouts de moi, comme ces feuilles qui tombent une après l’autre. C’était le début de la fin.

L’hiver approche, j’imagine qu’il ne me reste plus qu’à perdre toutes ces feuilles restantes pour pouvoir enfin aller de l’avant. Me coucher et t’oublier tout au long de l’hiver, pour renaître, différemment, aux yeux d’une autre, ou de personne, au printemps prochain.

Comme chaque jours, le soleil se lève et se couche et pourtant les jours sont si différents. Comme chaque saisons, Tout est pareil et tout est différent.

Comme la nature, je vais changer et rester le même.

Publié dans:  on 17 octobre 2008 at 1:36 Commentaires (1)
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Rêve

J’ai encore rêvé de toi il y a quelques semaines. Je n’ai rien écris à ce sujet parce que je n’en avais pas envie. Je n’avais même plus la force, ni même la passion d’écrire à ton sujet. Elle se dissipe peu à peu.

J’ignore la raison qui m’a poussé à rêver à toi. Cela faisait si longtemps que tu n’avais pas passé par mes pensées. J’imagine que c’était pour m’avertir que tu es toujours là et que tu le resteras. Peut être bien, mais avec moins de ferveur. Tant mieux.

Mon expérience avec toi m’a été très enrichissante. Tu as créé en moi une passion dont j’ignorais l’existence, dont j’ignorais le potentiel. Sans toi, jamais je n’aurais eu la motivation, ni même l’inspiration d’écrire tout ces textes. Ils sont authentiques, ils font partie de moi.

Il me faut continuer à marcher maintenant. Je penserais sûrement à toi de temps à autre, mais cela ne m’empêchera pas de continuer à vivre. La vie n’attend pas. Tu as continué ton chemin, tu ne t’es pas arrêté sur le mien, tu m’as ignoré. Il faut que je fasse de même. Non pas t’ignorer, mais continuer mon chemin.

J’aurais aimé que tu me lises, que tu saches l’effet que tu as eu sur moi, dans ma vie. J’aurais voulu que tu saches.

Je ne t’haïs pas, je ne t’aime pas. Mais tu feras toujours partie de moi, tu as gravé une place dans mon cœur qui ne partira jamais. Si le hasard fait en sorte que nos chemins se croisent, tant mieux, sinon, tant pis.

Au revoir…

Publié dans:  on 4 octobre 2008 at 11:34 Commentaires (3)
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insomnie

[...] Semblable au malade qui ne trouve pas de repos dans son lit, mais qui, en se retournant, secoue ses souffrances.

Alfred de Musset

Publié dans:  on 2 octobre 2008 at 11:47 Laisser un commentaire
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Tout

Ils avaient tout pour être ensemble, sauf le courage.

Publié dans:  on 25 septembre 2008 at 8:10 Laisser un commentaire
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Ce qu’il reste

L’amour seul est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un songe effacé.

Alphonse de Lamartine, « Le Vallon », Méditations poétiques, 1820.

Impuretés

J’ai ces éruptions volcaniques de pus qui émergent de mon corps. Ce corps qui se vide de ses impuretés.

J’ai beau me lavé tous les jours, deux fois par jour, voir trois, rien n’y fait. Je me frotte de toutes mes forces, me rince et me lave à nouveau, mais j’ai toujours mal. Je lâche le savon, le laisse tomber dans la douche; j’ai l’impression que c’est mon sang qui coule sur mon corps au lieu de cette mousse. Je m’assois dans la baignoire, les genoux repliés sur moi, les mains autour, la tête entre et je reste là, à me bercer, sous cette pluie d’eau chaude, d’eau brûlante. Toutes ces petites gouttes s’explosent sur mon corps et me brûlent, me brûlent la peau. Ça fait changer la douleur de place, elle est externe maintenant. Mais jusqu’à quand vais-je résister ? Je le peux, je me suis habitué à cet état d’agonie constant; il fait partie de moi.

Y-a-t-il donc assez d’eau pour rester ainsi toute la nuit, ne plus rien sentir de l’intérieur ?

Publié dans:  on 13 septembre 2008 at 10:01 Commentaires (3)
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Est-ce vrai ?

Est-ce vrai qu’il n’est jamais, jamais trop tard ?

Y-a-t-il encore espoir ?

J’ai besoin d’être rassuré …

Publié dans:  on 1 septembre 2008 at 2:55 Commentaires (1)
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Toujours

Oui, je pense toujours à toi.

Oui, j’ai toujours envie de toi.

Oui, je regrette toujours.

Oui, je souffre toujours.

Oui, je me déteste toujours.

Oui, je m’en veux toujours.

Oui, je voudrais toujours.

Oui, toujours, tu seras dans mes pensées.

Oui, j’espère toujours.

Publié dans:  on 23 août 2008 at 12:40 Laisser un commentaire
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Écrire

J’ai besoin de vivre mal pour écrire bien.

Pour l’instant, je vis bien, dans l’oubli.

En attendant que mes souvenirs resurgissent…

Oubli

J’ai oublié de vivre…

Publié dans:  on 6 août 2008 at 11:47 Laisser un commentaire
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Bourrelé de remords

Je l’ai dit et je le dirais jusqu’à la fin de ma vie. Le regret est le pire des sentiments, il vous ronge toute votre vie et jamais ne vous lâche. Même le temps ne peut vous en séparer.

J’étais en train d’écrire ma joie, mais aujourd’hui, un événement m’a forcé à tout effacé et a reconsidéré le tout. Je me croyais guéris. Je croyais que ma souffrance avait succombé au temps. Mais j’avais tort. Te revoilà  à nouveau, pour une énième fois, en train de hanter mon esprit.

Je suis un lâche et un idiot.

Ah, ce corps qui ne m’écoute point.

Je reviendrais, bientôt, avec plus de ferveur, d’opprobre et de repentir.

On dit de moi que je suis amoureux de moi-même. Cela ne m’étonne pas, car comment reconnaîtrait-on ma disposition à l’amour puisque je n’aime que toi, comment la devinerait-on, puisque je n’aime que toi. Je suis amoureux de moi-même, – pourquoi ? parce que je suis épris de toi; car c’est toi que j’aime, toi seule et tout ce qui en vérité est à toi, et c’est ainsi que je m’aime moi-même, parce que mon moi t’appartient; si par conséquent je ne t’aimais plus, je cesserais de m’aimer moi-même. Ce qui aux regards des profanes du monde est l’expression du plus grand égoïsme est donc à tes yeux initiés l’expression de la sympathie la plus pure, ce qui aux regards des profanes du monde est l’expression de la conservation personnelle la plus  prosaïque, est à tes yeux sanctifiés l’expression de l’anéantissement le plus enthousiaste de soi-même.

Sören Kierkegaard, Le Journal du séducteur, GALLIMARD, 1943, p.182

Publié dans:  on 22 juillet 2008 at 12:47 Commentaires (1)
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Sa vie

Il vit dans le regret du passé, dans l’angoisse du présent et dans l’illusion de l’avenir.

Publié dans:  on 6 juillet 2008 at 2:06 Commentaires (1)
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Par ennui ?

« J’ai connu un homme qui a donné vingt ans de sa vie à une étourdie, qui lui a tout sacrifié, ses amitiés, son travail, la décence même de sa vie, et qui reconnait un soir qu’il ne l’avait jamais aimée. Il s’ennuyait, voilà tout, il s’ennuyait, comme la plupart des gens. Il s’était donc créé de toutes pièces une vie de complications et de drames. Il faut que quelque chose arrive voilà l’explication de la plupart des engagements humains. Il faut que quelque chose arrive, même la servitude sans amour, même la guerre, ou la mort. [...]« 

Albert Camus, La Chute, Gallimard, 1953, p.41

 

Est-ce vraiment ce que j’ai vécu ? Je l’espère bien. Vraiment ? Je ne sais pas… Je ne sais plus…

Publié dans:  on 2 juillet 2008 at 12:25 Commentaires (1)
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Ennui

Il se réveille le matin, las, les pensées vides, se promène un peu dans les pièces de l’appartement, car il ne sait pas quoi faire. S’assoit, regarde à droite, à gauche, réalise petit à petit qu’il est réveillé, qu’il est toujours vivant et que c’est une journée comme les autres qui commence à nouveau. Il n’a pas envie de manger, malgré le fait qu’il n’a rien mis en bouche depuis plus de douze heures. Il ne sait pas quoi faire. Il est assis, là, sur le sofa, perdu, éperdu. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Il se demande ce qu’il peut bien faire aujourd’hui, qu’est ce qui pourrait l’occuper, l’aider à fuir cette platitude.

Il est fatigué, il est épuisé de faire semblant d’être heureux quand ils sont là. Les marches dans le parc, les sorties entre amis, dans un café, dans un bar, dans une maison, dans un jardin, au cinéma, en voiture, les randonnées, les conversations, les débats, les arguments, la compagnie, les amis, la famille, les inconnus ne lui disent plus rien. Quand il se retrouve parmi eux, il est ailleurs, il regarde ailleurs, il pense ailleurs, il vit ailleurs. Seul son corps est présent, le reste est dans un autre monde, dans une bulle. Les sourires, les blagues, les rires, les fous rires, les accolades, les baisers, les caresses font parties du passé. Un passé si lointain qu’il a du mal en s’en souvenir. Il a oublié comment sourire, comment rire, quels muscles bouger. Il a oublié le goût des lèvres, il a oublié la sensation que donne le touché de la peau de l’autre. Bref, il a perdu l’usage de ses sens. Son corps est là, mais son esprit est ailleurs, dans un monde chimérique. Il entend des voix autour de lui, du bruit, rien que du bruit, vide de sens. Il ne sait plus ce qu’est la joie, ce qu’est le bonheur, ce qu’est d’être avec quelqu’un, ce qu’est de vivre. Il est apathique, Il ne sait plus s’il vit ou s’il survit.

Il n’a plus envie de vivre; il ne veut pas mourir. Il est perdu.

Parler, écrire, lire, toucher, voir, écouter, sentir, goûter l’ennui. Il est blasé. Blasé de cette vie vide de sens. Vide de sens, car elle est le sens de sa vie. Il n’a plus envie de manger, de boire, de voir du monde, de penser, de dormir, de parler, d’écrire, de lire, de toucher, de voir, d’écouter, de sentir, de goûter, de partager, de donner, d’expliquer, de prendre, de faire, de construire, de détruire, de courir, de marcher, d’espérer, de pleurer, de crier, de sourire, de rire, de vivre, de mourir.

L’habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même. Albert Camus

Il ne fume pas, il ne boit pas, il ne joue pas; il ne fuit pas. Il vit avec ce poids de l’ennui qui lui courbe le dos. Avec le temps, par habitude, il a fini par s’y faire, à cette vie. Il est comme un rat que l’on lâche dans un bassin d’eau. Au début, il se bat de toutes ses forces afin de survivre et de s’en sortir, mais avec le temps, il fini par comprendre que c’est peine perdue, qu’il n’y peut rien et baisse les bras, se laisse aller. Tout doucement, il se voit couler dans ce bassin, sans regrets, car il sait qu’il s’est battu, qu’il a fait tout ce qui était en son pouvoir. Il est comme ce naufragé qui nage avec énergie  en sens contraire de ces gigantesques  vagues et qui fini, par épuisement, par baisser les bras et se laisser couler dans cet univers profond, gigantesque et vide.

Il se fait tard, très tard. L’insomnie l’a rejoint; ils sont deux maintenant. Il est étendu sur son lit, il regarde le plafond d’un regard vide. Il ne pense pas. Il est juste là. Il existe tout simplement. Aucune pensée, aucune envie. Rien. Il attend que la fatigue prenne le dessus et l’emmène avec elle, dans ses bras réconfortant, loin de ce monde, pour quelques heures. Toute la journée il attend ce moment, car c’est le seul moment où il ne sent vraiment rien, où c’est le vide total, le néant.

Le désespoir est le suicide du cœur. Jean-Paul Richter

Souffrance

J’avais tant voulu te revoir, je n’espérais que ça depuis que je t’ai perdue de vue. Je ne m’attendais pas à te croiser aujourd’hui. Avec le temps, j’avais réussi à diminuer l’impact que tu avais sur mes pensées. Je pouvais passer une journée sans trop penser à toi. Je m’occuper à faire tout et rien, à faire n’importe quoi pour ne pas me retrouver face à ma solitude. Je la trompais en écrivant et une fois que je commençais, il m’était presque impossible d’arrêter. Seule la fatigue, quand je n’avais plus d’énergie, me forcer à dormir. Je pouvais enfin me reposer un peu. Mais aujourd’hui, je t’ai vu, par hasard. Je ne m’attendais absolument pas à te voir. Cela m’a donné espoir, cela veut dire que j’ai des chances de te croiser à nouveau, du moins, je l’espère.

Au début, je n’étais pas sûr que c’était toi, étant donné que je doute de tout. Si j’avais pris la même voiture que celle où tu te trouvais, j’aurai eu 20 minutes pour te parler, pour te raconter, pour te dire ce que je sens, ce que je désir, ce que je voudrais, ce que j’espère. Des mots, rien que des mots. Je n’ai pas pu te montrer l’effet que tu as sur moi. C’était ainsi depuis le début, chaque fois que je te vois, je souffre du “locked-in syndrome” je m’entends parler, mais rien ne sort de ma bouche, je suis paralysé, je ne peux que te voir et écouter ma propre voix.

En fait, si, je n’ai su te le montrer qu’en te fuyant, qu’en te repoussant et cela n’a fait que me faire du mal. J’avais l’opportunité d’avoir ton amitié, étant donné que ton cœur appartenait déjà à un autre. J’aurai eu l’opportunité d’être à tes côtés, de te côtoyer. Mais j’ai tout gâcher par ma maladresse, par ce sentiment de gêne, par ma gaucherie que tu as créée en moi par ta simple présence. Tu me tourmentais, je n’arrivais plus à me contrôler, je n’avais d’autres idées que de te fuir. En se faisant, je n’ai fait que te repousser, que  construire en toi une mauvaise idée de moi, de ma personne et de mes intérêts. Je voudrais tellement changer cela. Je voudrais tellement pouvoir te parler et  tout te dire. Combien tu m’as changé, combien tu m’as affecté, combien tu m’affectes toujours et combien tu es présente dans mes pensées. Je voudrais faire une folie pour te prouver mon amour insensé, mais je me retiens, car je n’aurai l’air que d’un  fou, malade. Suis-je né aveugle et sourd ou fallait-il la lumière d’un malheur pour m’éclairer de mon aberration ? Je reste là à espérer que le meilleur arrive, que le tout se réalise par lui-même, comme un idiot. Mais je suis impuissant, je ne peux qu’attendre une prochaine rencontre, encore, et cette fois d’agir sous peine de virer à la folie.

Il existe tant de mots pour décrire ta beauté qu’ils perdent leur sens.

Cette attente, insupportable. Attendre et espérer, comme disait Dumas. Il n’existe que deux éléments encore vivant en moi, le remords qui me fait prendre conscience de toutes ces chances que je n’ai pas voulu saisir et de tout ces instants de bonheur que j’ai laissé s’envoler et l’espoir qui me permet de continuer à vivre et qui me laisse croire en une prochaine fortuite rencontre.

Il faut savoir laisser le passé derrière nous et aller de l’avant. C’est facile à dire. Je ne peux t’oublier, car tu fais partie de moi. Il me faut te reconquérir, même si je dois y consacrer toute ma vie; elle en dépend.

« [...] Les hommes auraient des peines bien moins vives si… [...], s’ils n’appliquaient pas toutes les forces de leur imagination à renouveler sans cesse le souvenir de leurs maux, au lieu de supporter un présent qui ne leur dit rien. »

Goethe, Les souffrances du jeune Werther, GALLIMARD, 1973, p.33

L’opportunité ratée

Me voilà à nouveau détruit par le remords. Je n’ai fait que le nourrir aujourd’hui. Il est plus fort que jamais.

Moi qui espérais tant te revoir pour enfin avoir l’opportunité de te parler et voilà que je l’ai encore une fois laissée passer. Oui, je t’ai vu, au loin, je t’ai reconnu parmi toute cette foule, à plus de 30 mètres, je me suis levé d’un bond et je me suis approché subtilement vers toi afin de m’assurer que mes yeux et mon cœur ne m’avaient pas encore une fois trompés. Ils avaient bien raison, c’était toi. Je n’ai rien fait, je t’ai regardé, tu m’as cloué au sol, tu ne m’as pas vu. J’ai pu voir ton visage à son plus naturel, à son plus simple. Si beau.

J’ai ressenti ce que toi seule a su me faire ressentir. Cela faisait si longtemps… Je reconnais cette sensation, car seule toi peut la créer en moi. Tu as créé cette émotion en moi, elle est ton œuvre, elle t’appartient, comme mon cœur t’appartient. J’ai revécu ce que j’avais tant espéré, mais pour un si cours instant et te laissant partir, sans rien faire. Cela n’a fait que me torturer.

J’ai envie de crier, de m’arracher, d’arracher ma peau, mon cœur, mes poumons, mon foie, mes yeux avec mes doigts. J’ai cette rage intense qui se nourrit de mes regrets et qui me donne une force incroyable, incontrôlable.

J’aurai dû t’aborder, te parler, te dire que je suis là, te dire que j’ai besoin de toi, te dire que j’ai envie de toi. Je n’ai fait qu’empirer ma situation. Moi qui croyais que ma souffrance s’était presque dissipée avec le temps. La revoilà, plus forte que jamais.

Je ne sais plus quoi faire. Je n’arrive plus à ne plus penser, j’essaie de fuir cette solitude, ces insomnies qui ne font que me forcer à penser à toi. J’ai besoin de partir, loin, de m’isoler, de me noyer. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne fais qu’espérer en l’avenir, dans l’espoir d’une meilleure chance, mais quand elle apparaît, je la regarde, là, sans rien faire pour ensuite regretter. L’accumulation de tous ses regrets me tue. Je ne sais si je survivrai à une prochaine rencontre.

Avec le temps, tout s’en va, comme disait Leo Ferré, je l’espère bien, mais entre temps que fais-je ?

Il y a un signe infaillible auquel on reconnaît qu’on aime quelqu’un d’amour, c’est quand son visage vous inspire plus de désir physique qu’aucune autre partie de son corps.


Michel Tournier, Petites proses, Folio n° 1768, p.245

Publié dans:  on 19 juin 2008 at 8:09 Commentaires (1)
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Envie

J’ai envie de toi.

J’ai envie de te voir, de te regarder dans les yeux, d’admirer ton sourire, de caresser ta joue, de te prendre dans mes bras, de te respirer et de partir, sans rien dire, sans me retourner et de t’oublier.

Publié dans:  on at 2:33 Laisser un commentaire
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Lettre

« [...] À la lumière froide et tranquille de la raison, fier et impassible, je regardais tout, rien ne m’épouvantait, rien ne me surprenait, oui, même si l’esprit avait frappé à ma porte, j’aurais tranquillement saisi le flambeau pour ouvrir. Mais vois, ce ne sont pas des fantômes à qui j’ai ouvert, des êtres pâles et sans force, c’était à toi, ma C…, c’était la vie, la jeunesse, la santé et la beauté qui venaient à ma rencontre. Mon bras tremble, je ne parviens pas à tenir le flambeau immobile, je recule devant toi sans pouvoir m’empêcher de fixer les yeux sur toi et de désirer tenir le flambeau immobile. J’ai changé, mais pourquoi ce changement, comment s’est-il effectué et en quoi consiste-t-il ? Je l’ignore, je ne sais d’autre précision, aucun prédicat plus riche que celui que j’emploie lorsque de façon infiniment énigmatique je dis de moi-même : j’ai été transformé. »

Sören Kierkegaard, Le Journal du séducteur, GALLIMARD, 1943, p.155

Publié dans:  on 18 juin 2008 at 1:26 Laisser un commentaire
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Pause

J’ai tout vidé, ma douleur, ma tristesse, mon désespoir, ma misère, mon cœur, mon sang, ma tête, mes idées, mes paroles, mes écrits, mes mots, mes larmes, ma vie. Je n’ai plus d’inspiration. J’ai tout dit.

Il ne me reste plus qu’à t’attendre. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, le malheur tire son énergie d’une source inépuisable. Ce n’est qu’une question de temps avant que je ne me remette à écrire.

J’existe, mais pas sans toi, comme l’ombre existe, mais pas sans la lumière.

Toucher le fond

J’ai atteint la ligne rouge, j’ai touché le fond du puits, je suis arrivé à la limite, je ne peux aller plus loin, plus bas. Et je suis toujours là, vivant.

J’ai vécu toutes les misères du monde, il ne peut m’arriver pire. J’ai reçu toutes les pierres que la terre  a trouvées à me lancer. Je ne peux que remonter la pente. Mais je ne peux la remonter sans toi.

Tu es mon monte-charge, tu es l’énergie qu’il me faut pour me permettre de me lever et de remonter cette pente, vers toi.

«J’ai assez pleuré, j’ai assez souffert, j’ai assez refoulé dans mon cœur l’amour insensé qui me ronge.» Alfred de Musset

Et encore

J’ai encore pensé à toi aujourd’hui. Je t’imaginais partout où je t’ai déjà vu. À l’entrée, dehors, assise, étendue, marchant, courant, traversant, au téléphone, dans le bus. Notre conversation, ton sourire gêné, ton regard brillant, ta maladresse si charmante, ta voix, tes dernières paroles, ton au revoir, ton cou, tes cheveux, ton dos, toi qui disparaissait au loin, petit à petit et moi qui te laissais partir sans regarder en arrière et qui sentait mon cœur tomber à terre et exploser.

Si seulement je pouvais revenir à ce moment précis et courir après toi, te rattraper, te suivre et marcher à tes côtés jusqu’où nous étions supposé aller au lieu de refuser ton invitation et de quitter comme un lâche. J’imagine ce qui serait arrivé, toi, moi, devant un verre, face à face, en train de nous découvrir les yeux dans les yeux.

Je donnerai tout pour revenir à cet instant, tout. Tu n’as jamais eu besoin de dire quoique ce soit. Je pouvais lire sur ton visage,  tes expressions, ton sourire, dans tes yeux, dans tes cheveux. Ils s’exprimaient si clairement que les paroles étaient inutiles. Jamais je n’ai parlé à un visage si vivant, si énergique, si vitale. Et lorsque tu m’as parlé, j’étais éblouie par la beauté de tes paroles et par la sensualité de cette voix, si douce, si vraie, si joyeuse. Avec ce visage et cette voix tu ne pouvais que répandre le bonheur autour de toi. Et tu l’as fait. Mais maintenant que tu n’es plus la, c’est la misère qui règne.

J’attends, j’espère, ce jour où je te croiserai par hasard. Oui, je suis affaibli au point d’espérer ! Je pourrai enfin te dire tout ce que j’ai dans ce cœur  qui n’est plus.  Tue moi après, cela m’est égal, mais écoute moi avant. Mieux encore, je me tuerai pour toi, si tu le désires, après t’avoir vu et parlé pour une dernière fois.

Il n’y a rien de plus misérable que de souffrir de remords. C’est la pire maladie qui n’est jamais existé. Elle te dévore l’intérieur et te hante l’esprit. Le seul remède, c’est la confrontation à la source du remords. Il faut retourner faire ou dire ce qu’on aurait du faire ou dire, sinon, jamais on n’en guérit.

Ainsi, ma guérison ne dépend que du hasard de notre rencontre improbable.

Publié dans:  on 13 juin 2008 at 12:14 Commentaires (1)
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Affliction

J’ai des sensations de tristesse soudaines qui surgissent en moi au point d’avoir les larmes aux yeux. N’importe où, n’importe quand, cette sensation apparaît sans aucune raison apparente. Serait-ce parce qu’il n’y a plus de place dans mon corps pour enfouir toute cette tristesse ? Elle ne demande qu’à sortir, qu’à se libérer dans l’air, qu’à être libre. Ce sentiment me torture, car quand je le ressens je pousse de toute mes forces afin de le libérer, mais rien n’y fait. Alors je ressens une insatisfaction frustrante. Rien ne s’améliore, ça ne fait qu’empirer.

Je n’arrive même plus à vivre mes émotions.

J’ai besoin de toi pour vivre. Tu es mon unique raison d’être. Je t’hallucine partout. Où je vais, j’ai l’impression de te voir. je suis envahie par une sensation d’ivresse, de faiblesse, au point de ne plus pouvoir me tenir debout pour ensuite ressentir une insatisfaction après avoir réalisé que ce n’était qu’un mirage, que ce n’était qu’une femme comme une autre et que mes yeux m’ont encore une fois trompés. Ils essaient de me faire plaisir, mais ça ne fait que tourner le couteau dans la plaie.

Un ami me disait qu’il aimerait acheter une auto, une maison et tous les meubles et objets qui vont avec. Il voudrait voyager, profiter de la vie, me dit-il. Profiter de la vie en achetant des choses insignifiantes ? Des besoins créés par la société qui sont complètement inutiles. Moi, je n’ai besoin que de toi pour vivre. Pas besoin de café, de cigarette. Tu es ma seule dépendance. Chaque instant de ma vie je suis en manque de toi. Comme un drogué, je souffre, je deviens fou, je perds la raison, je panique et pique une crise. Tu fais partie de mes besoins primaires, comme boire et manger, ta présence est essentielle à ma survie. J’ai besoin de te sentir, de t’avoir auprès de moi, de t’avoir dans mes bras.

Partout où je vais je t’imagine avec moi. Je nous imagine ensemble en train de faire ça ou cela, comme ce couple qui marche main dans la main dans le parc, ou comme cet autre couple où la femme est dans les bras de son amoureux, ou comme ce dernier assis sur un banc publique qui ris de joie et qui s’embrasse.  Il me faut te voir. Tu es ce qui apparait en dernier dans mes pensées avant de m’endormir, tu remplis mes rêves toute la nuit et tu es la première pensée qui apparait à mon réveil. Tu es présente dans toutes les étapes de ma journée, tu es omniprésente, je n’arrive pas à t’oublier, à t’enlever de ma mémoire. Tu es comme ce moi qui est en moi, tu es toujours là. Tu accompagnes cette voix intérieur, tu fais partie de moi.

Je suis abattu, je n’ai plus la force de monter les escaliers, ou même de marcher. Je ressens de la douleur aux jambes, aux bras, aux os. Je sens mes organes se détériorer, mal fonctionner,  mon système immunitaire s’épuiser. Mon corps est comme celui d’un homme perdu en plein milieu du désert depuis quatre jours, déshydraté, le sang sec, les reins et le foie ne fonctionnent plus, la peau brûlée, le corps épuisé, à bout de force, abattu, et qui t’hallucine partout comme ces îlots parce que seul ta présence pourra lui sauver la vie, comme cet eau et ces fruits qu’il  croit trouver. Cette douleur intérieur, quand on ressent nos organes crier, on est impuissant, la seule chose qu’on peut faire est de se plier en deux, les bras au ventre et de crier et de pleurer d’agonie.

Je n’ai même plus la force d’écrire. Je me rend compte que je ne fais qu’écrire la même chose sans arrêt. Les mêmes sensations, les mêmes douleurs, dans tous mes textes. C’est parce que je n’arrive pas à t’oublier. Je dois absolument te revoir, sinon le remords me tuera.

Publié dans:  on 12 juin 2008 at 12:26 Commentaires (2)
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Enfermé

Je suis enfermé en moi, à l’intérieur, dans mon corps et j’ai cette porte devant moi, barrée, cadenassée que je tente d’ouvrir de toutes mes forces en la bougeant d’en avant à en arrière, en lui donnant des coups de pieds, des coups d’épaules. Je cris, je gueule, je n’arrive pas. Je ne trouve pas les clés dans ce trousseau, je suis fatigué de chercher, je n’arrive pas à la trouver, je n’arrive pas à sortir, à sortir de moi-même.

 

J’ai cette colère, cette rage envers moi-même, cette haine, ce mépris. Je me déteste pour toutes ces erreurs que j’ai faites, pour toutes ces opportunités dont je n’ai pas su profiter. Je me détruis, ça me tue intérieurement parce que je ne peux rien y faire.

C’est comme si un clou dans une main et un marteau dans l’autre je me cloue au sol, j’enfonce ce clou dans mon pied pour m’enfoncer, me clouer à terre afin de ne pas pouvoir bouger. Et en essayant de bouger mes pieds, je me torture, je me fais mal tout en restant sur place et ça m’énerve et me fait mal alors je prends des couteaux et me les enfonce dans mon ventre, mon abdomen, ma poitrine, j’en prend plein, un après l’autre, je me les enfonce avec joie, avec colère, en riant et je les regarde, là, enfoncés dans mon corps, le sang qui gicle, qui coule jusqu’à terre, le sang qui commence à sortir de mes yeux pleins de rage, de mon nez, de mes oreilles, de ma bouche.

J’essaie de changer la douleur de place, mais elle augmente, elle est toujours la, je n’arrive pas à la fuir, je n’arrive pas à la tuer.

 

On est supposé apprendre de nos erreurs. Elles sont supposées nous rendre plus mature, plus intelligent, plus habile, mais ça à l’air que ça a un effet contraire sur moi. Je suis voué à l’éternel retour de mes erreurs. ça doit être parce que j’oublie facilement, par habitude, afin de pouvoir continuer à vivre malgré toute cette misère, cette angoisse et ce désespoir qui me torture depuis ma naissance. C’est pourquoi je n’apprend rien. J’oublie et vis à nouveau. Je ne me souviens pas avoir vécu  un événement semblable, mais je me souviens de la souffrance vécue, je la reconnais et je souffre de ne pas avoir su l’éviter à nouveau.

Ne me quitte pas

Je ne vais plus pleurer

Je ne vais plus parler

Je me cacherai là

À te regarder

Danser et sourire

Et à t’écouter

Chanter et puis rire

Laisse-moi devenir

L’ombre de ton ombre

L’ombre de ta main

L’ombre de ton chien        

Mais ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Jacques Brel, « Ne me quitte pas« , 1959.

Publié dans:  on 10 juin 2008 at 2:58 Commentaires (1)
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Cercle vicieux

Ton regard innocent m’attire. Cette innocence, cette curiosité qui fait brûler cette flamme dans tes yeux met mon coeur à genoux chaque fois que nos regards se croisent. Ton visage éclatant, rayonnant me remplie de joie, tes cheveux deviennent mon soleil, ta peau blanche crème, si douce, me donne une envie irrésistible de te toucher, tes lèvres fines, parfaitement dessinées me donnent envie de te les caresser avec mes lèvres, ton corps, si naturel, digne d’une déesse grec crée la vie en moi. Le tout m’enivre au point de me faire perdre connaissance. Ton ineffable beauté me garde bouche bée, me force à me soumettre à ta splendeur. 

Je n’ose imaginer ce que j’aurais fait si j’étais privé de mes yeux. Ah ! J’aurais raté la seule raison d’être de l’Homme. Rien que ta présence, rien que le fait de t’apercevoir éveil mes sens. Tu es comme cette dernière allumette qui reste et sur laquelle tout l’espoir du monde repose afin d’allumer, pour une dernière fois, cette bougie qui a tant de fois était allumée et éteinte par les malheurs de la vie et dont la tige ne quémande,  ne supplie que cette dernière fois soit la bonne sous peine de rester éteinte à jamais. Tu es la flamme de l’espoir, de la joie, du bonheur, de la vie, de ma vie.

Tu lui ressembles tellement, et pourtant je n’ai remarqué cette ressemblance qu’après l’avoir perdue. Et quand on perd quelque chose de précieux, plus rien n’a d’importance, on ne remarque plus ce qui se passe autour de nous. Mais là, je t’ai remarqué, la ressemblance est-elle si marquante, si saillante ? Serait-ce un délire ? 

Le seul moyen de le découvrir est d’essayer. Je me suis retrouvé face à ton dos, ton épaule à demi-nue, j’étais si proche. Cette peau, blanche, qui m’appelait et qui ne demandait qu’à être caressée tendrement. Ah ! j’ai dû résister à la tentation, que ça fait mal ! Mais je sais qu’à la prochaine occasion, ce sera toi qui me demandera de te caresser.

 

À bientôt

Te revoilà

Te revoilà à nouveau dans mes pensées. Je ne sais d’où tu es revenu, mais je sais que tu es là, je sens ta présence en moi. Me voici donc à mon habitude, moi qui croyait l’avoir perdue. Moi qui m’étais forcé si fort et qui avait tant souffert à essayer de t’oublier, de t’enlever, de t’arracher de mes pensées, à jamais. Et pourtant tu es revenu si facilement et je n’arrive pas à t’oublier. Tu es encré, forgé dans ma mémoire. Seule la mort nous séparera. 

Jamais je ne pourrai t’oublier, oublier ce visage, ce corps, cette allure, cette tournure, ce sourire, ce regard, ces cheveux, cet être sublime et divin qui m’a ramené à la vie malgré lui !

Ton retour dans mes pensées a fait renaître en moi mes plus profonds remords. Ces vers que j’avais réussi à tuer renaissent en moi et me grignotent à nouveau. Je souffre.

Je n’avais plus écrit depuis ton oublie, car j’étais, du moins, je croyais que j’étais heureux et quand on est heureux on n’écrit pas. Le bonheur n’est pas fait pour les livres. Tout ceci n’était qu’une illusion. Maintenant que tu es de retour, je revis, oui, grâce à cette agonie que je sens en moi, c’est elle qui me fait vivre, c’est elle qui me donne de l’énergie. Ce mélange de souffrance, de remords, de mélancolie et de tristesse fait  battre mon coeur et fait de moi un être vivant.

Je ne sais pas, je ne sais plus. J’ai un sentiment d’incohérence, de contradiction. Ce sont la tristesse et la souffrance qui me font sentir vivant et en même temps je me demande si je ne devrais pas plutôt être malheureux. D’un autre côté, je suis heureux, car rien que de penser à toi me donne envie de chanter comme ces oiseaux qui chansonnent à l’aube. Ce mélange d’émotions contraire, oui, c’est ça, c’est ce cocktail magique qui m’enivre !

Mais cela ne change rien. Je ne t’ai pas et ne t’aurai jamais. Ton coeur appartient à un autre et moi je suis voué à l’éternel solitude. Mon seul espoir réside en mes rêves. Seuls eux me maintiennent en vie.

Seule une rencontre inopinée et improbable pourrait changer la donne et me permettrait d’agir à nouveau, me donnerait une seconde et dernière chance. 

À présent, je comprends. La flamme existe toujours en moi, elle est faible, mais elle est toujours là. Le fait que tu sois revenu dans mes pensées à permis de la renforcer un peu plus et de ce fait m’a donné à nouveau l’espoir d’une possibilité. L’espoir ne meurt jamais, il reste en nous et nous pousse à agir peu importe les circonstances, peu importe la situation. Et cet espoir, je m’y accrocherai jusqu’à ma mort.

 

En attendant notre rencontre…

Regret

Si j’étais né muet, tous les malheurs du monde m’auraient été épargnés.

Publié dans:  on 29 mai 2008 at 11:56 Laisser un commentaire
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T’oublier

Je n’arrive pas, je n’y arrive toujours pas, je n’y arriverai pas.

Tu m’es revenu, ce soir. Tu hantes à nouveau mes pensées. Ta présence m’obsède à nouveau. Je croyais que j’arriverai à t’oublier, que j’avais réussi à t’oublier. Mais j’ai eu tort. Je croyais en l’impossible, j’ai sous-estimé mon amour pour toi. Mon amour aveugle, mon amour absurde.

Je n’arrive pas à t’oublier. Je n’en peux plus. Ta présence dans mon esprit me détruit. Il faut que je t’oublie, il le faut. Ma survie en dépend.

L’Autre

C’est parce que la vie est simple que l’Homme vie dans l’illusion.

En étant simple, la vie devient plate, morne, ennuyeuse, routinière. L’Homme est contradictoire, il a besoin d’une routine en changement, il a besoin de nouveauté dans sa vie conservatrice, il a besoin de toujours plus, sinon la même chose à répétition. C’est cette simplicité qui le force à espérer.

La recherche de l’enivrement, que ce soit en faisant l’amour ou en vivant un événement fort une seule fois, ne suffit pas. S’il ne peut pas aller plus loin, vivre quelque chose de plus intense, il cherchera à le revivre encore et encore jusqu’à son épuisement, sa mort. Ce sera une drogue, il sera en manque et fera tout ce qui est en son pouvoir pour le revivre. S’il n’y arrive pas, il se mettra à écrire, à chanter, à dessiner, à peindre, à sculpter, à pleurer, à crier…

D’ailleurs, sans tristesse, la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue. Avec l’expérience et mes questionnements, j’ai fini par comprendre la vie. Le seul but de la vie est de trouver l’autre. Cet autre avec qui on est heureux, avec qui on est soi, avec qui on est chez soi. Cet autre avec qui on n’a pas besoin de s’ouvrir, car on l’est toujours. Cet autre avec qui on est à l’aise. C’est en vivant avec cet autre qu’on comprend le sens de notre vie et qu’on l’apprécie. Cet autre qui nous donne cette joie de vivre, cette lumière que rien ne peut éteindre.

La vie de l’Homme n’a pas de sens tant qu’il n’aura pas rencontré cet autre avec qui il pourra enfin dire qu’il est vivant, qu’il vit et qu’il est heureux. Seul, il est voué à la tristesse, au désespoir, à l’ennui, à la douleur, au questionnement et à l’ignorance.

Cet autre, c’est moi.

Malade

Je n’arrive pas à comprendre ou à ressentir les sentiments des autres, ni même les miens. Mon for intérieur est vide. C’est le néant. On peut voir ma tristesse, mon désespoir, ma souffrance qu’à travers mes yeux parce qu’ils brillent à cause de tous les pleurs rentrés. Les larmes sont au bord de mes yeux. Je ne sens rien parce que je me noie de l’intérieur. Je suffoque, je n’arrive plus à respirer. Je n’arrive plus à vivre.

Mon corps est submergé de larmes qui engloutissent mes organes et empêchent leur fonctionnement. Je me sens lourd, épais, fatigué par ce poids qui pèse en moi et qui tue mon vouloir vivre.

Cette inondation interne est arrivée au niveau de mes yeux, il ne reste plus qu’à inonder le reste de mon crâne pour ne plus pouvoir penser et écrire. Les seuls moyens qui me reste pour te voir, te parler et pour me soulager. Ensuite, je sombrerai dans un état végétatif, je serai blasé et impuissant.

Voici donc ce que je ressentais juste avant de devenir apathique.

Adieu

Aujourd’hui, je te voyais pour la dernière fois. C’est peut être mieux ainsi.

Je veux t’oublier, Il me le sera difficile, impossible. Mais tu t’en fous. Tu ries, tu t’en moques. Alors que moi, je suis épuisé, je ne sais plus où aller, tu es partout.

Je marchais dans un parc, il faisait beau. Une petite brise qui rafraîchit de la chaleur de ce soleil brûlant. J’appréciais cette pelouse verdoyante et je fini par m’asseoir sur un banc afin de laisser le vent me caresser la peau. Cela ne dura pas longtemps, tu étais toujours dans mes pensées, tu me tourmentais. je me levais donc brusquement et me mis à marcher en long et en large du gazon. La tête basse, triste, le visage pâle et inexpressif, le regard vide. Je marchais là et là quand tout à coup un vieil homme s’approcha de moi et me demanda :

- Jeune homme, pourquoi êtes vous si triste ?

- C’est l’hiver qui est trop long, lui répondis-je.

- L’hiver ? Ah ! Mais l’hiver est terminé depuis longtemps ! Il faut aller au soleil, regardez ce soleil éclatant, n’est-ce pas beau ? Dit-il avec un grand sourire.

Je le regardais d’un air bête, sans expression, les yeux dans les yeux et il fini par avaler son sourire innocent. Il ne savait pas ce qu’il disait, il ne connaissait pas mon hiver, mon interminable hiver. Mais quel soleil ? Mon soleil me rejette, il ne me veut point, il m’ignore, il me tue !

J’aurai pu survivre en sachant que ton cœur ne pourrait m’appartenir, mais vivre en sachant que ton cœur appartient à un autre, jamais, jamais je ne pourrai vivre avec cette idée. Plutôt mourir ! Car depuis que je t’ai rencontré, je n’ai plus qu’un souvenir à chérir la nuit, c’est tout ce dont à quoi je m’attache. Je ne sais rien faire d’autre que t’aimer. Je n’ai rien appris d’autre que de t’aimer. Mais maintenant que je sais que jamais je ne pourrai t’avoir, à quoi bon continuer ? Tu as réveillé mon cœur, tu as fait en sorte qu’il batte à nouveau pour ensuite le tuer, l’arracher. Je n’ai plus l’énergie de me battre, car cette énergie, c’est toi qui me la donnais. Je suis trop fatigué pour dormir, je n’ai même pas la force de m’endormir. Je n’ai même pas la force, ni le vouloir de me tuer ou même de rester en vie.

Mais qu’ai-je donc ? Serait-ce une nouvelle maladie ? Ne pas avoir la force, ni le vouloir de se tuer ou de rester en vie ! Quoi faire d’autre alors ? Mais dites-le moi ! Allez ! Que ferai-je d’autre ? Je n’arrive plus à sourire, à rire, à pleurer, à parler, à crier. Tu m’as détruit, tu m’as démolis par ton indifférence. Je n’ai plus rien à penser, plus rien à faire, plus rien à dire, plus rien à écrire. Je n’ai plus rien. Je suis vide, je suis froid. Vide, froid, comme l’Univers, comme cette planète qui se refroidit parce que son soleil s’est éteint, parce que sa source d’énergie est épuisée. Comme elle je me meurs de l’intérieur, j’implose et je disparais dans l’espace en poussière. Comme elle, c’est comme si je n’avais jamais existé, personne n’aura remarqué son existence et personne n’aura remarqué sa disparition. C’est comme cet arbre qui tombe en plein milieu de la forêt et dont tout le monde ignore l’existence parce qu’il n’y avait personne pour l’entendre crier sa douleur, ni pour le voir tomber à terre, à genoux et mourir.

Je ne sens plus mes membres, je suis froid. Je n’arrive plus à bouger. Seuls mes yeux ont encore la force de rester ouvert et de regarder le ciel, pour la dernière fois, avant de se refermer enfin avec ton visage qui apparaît dans le ciel, autour des nuages, du soleil et de la lune, comme dernière image. Et comme dernière sensation, ce vent qui me caresse doucement, tendrement et qui me dit Adieu à sa façon…

Mourir de l’intérieur est le seul moyen de t’oublier.

«Dans un cœur troublé par le souvenir, il n’y a pas de place pour l’espérance.» Alfred de Musset

Absence

Le froid n’existe pas, c’est l’absence de chaleur.

L’obscurité n’existe pas, c’est l’absence de lumière.

La mort n’existe pas, c’est l’absence de vie.

Le bonheur n’existe pas, c’est l’absence de douleur.

Je n’existe pas, c’est l’absence de toi et de moi.

Publié dans:  on 20 avril 2008 at 1:15 Commentaires (1)
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Et pourtant

Tu m’as tué. J’ai pris un couteau, j’ai ouvert ma poitrine. J’ai pris un marteau, j’ai cassé ma cage thoracique afin que tu aies accès à mon cœur. Tu l’as pris, non, tu l’as arraché et tu es partie avec. Tu m’as laissé là, seul, sans cœur, ouvert, saignant, souffrant, mourant.

Lui, il m’a assassiné sans le savoir, sans agir, sans rien faire, sans le moindre mouvement, ignorant mon existence, il a tué un homme inconsciemment, malgré lui.

Et pourtant, je t’aime toujours…

Publié dans:  on 19 avril 2008 at 1:40 Laisser un commentaire
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Et maintenant

Je n’aurais su mieux dire !

« Non, lui répondais-je; ce n’est pas une si grande perte. N’ai-je pas fais ce que je devais ? Ne l’ai-je pas chassée d’ici ? Qu’avez-vous donc à dire ? Le reste me regarde; les taureaux blessés dans le cirque ont la permission d’aller se coucher dans un coin avec l’épée du matador dans l’épaule, et de finir en paix. Qu’est-ce que j’irai faire, dites-moi, là ou là ? Qu’est-ce que c’est que vos premières venues ? Vous me montrerez un ciel pur, des arbres et des maisons, des hommes qui parlent, boivent, chantent, des femmes qui dansent et des chevaux qui galopent. Ce n’est pas la vie tout cela : c’est le bruit de la vie. Allez, allez; laissez-moi le repos. »

Alfred de Musset, La confession d’un enfant du siècle, Paris, FLAMMARION, 1993, p.59

À suivre…

J’ai pensé t’écrire. je pensais que ça pourrait m’aider, que ça serait plus clair, plus précis, plus détaillé, plus franc. Mais dans le fond, ce ne serait pas plus vrai, ce ne serait que des mots…

Alors que je peux t’exprimer, te montrer, te faire ressentir ce que je ressens.

Mon cœur s’assèche. Je suis épuisé, je suis fatigué, je n’ai plus la force de penser, d’écrire, d’agir, de parler.

Mon corps me lâche, je ne suis plus maître de moi. Je suis emprisonné dans cette cage, dans cette prison qu’est mon corps las et inerte.

Je n’existe, je ne suis vivant qu’à travers tes yeux. Je me vois dans tes yeux. C’est à travers leur lumière que mon cœur bat. Mais plus tu t’éloignes, moins il bat. Moins il bat, plus je faibli. Tu me tortures sans le vouloir, tu me tues à petit feu en restant loin de moi. Tu es l’oxygène dont mon cœur à besoin pour brûler. La fin approche. Un sage m’a dit un jour qu’il existe un nombre déterminé de battements de cœur avant que celui-ci ne s’arrête. Tu as tellement fait battre mon cœur que tu as raccourci sa durée de vie. C’est comme si la vie ne durait qu’une journée et que je t’ai rencontré qu’en fin de soirée. Il est trop tard et pour moi et pour mon cœur.

Et pourtant, il y a quelque chose en moi qui me pousse à continuer…

Publié dans:  on 17 avril 2008 at 11:45 Commentaires (1)
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hésitation

Me ronge.

Toutes ces occasions qui me sont apparues et où j’ai hésité une seconde, rien qu’une, m’ont glissé d’entre mes mains. Cette seconde d’hésitation a détruit mon bonheur probable, mon espoir.

J’ai toujours réussi à vivre avec mes erreurs, en les acceptant, en en tirant une bonne leçon de vie, en jurant de ne plus les refaire et en me disant « plus jamais ». J’ai réussi à les oublier. Je réussissais grâce à ce qu’un jour Sade a dit : « [...] pas le temps pour les regrets ». Ces mots me remplissaient de courage et de force. Ils me permettaient de continuer à vivre en me disant que la vie avance, le temps n’attend pas et qu’il y aura toujours mieux à venir. Mais n’est-ce pas vivre dans l’illusion qu’espérer un avenir meilleur et oublier de vivre le présent ? Peut-être bien, mais ça aidait.

Bref, par habitude, je finis par oublier aisément. D’ailleurs, je ne me suis jamais souvenu que de moi-même jusqu’au jour où je t’ai vu pour la première fois. En un instant, tu as détruit ce que j’ai construit en trois ans afin de me solidifier, de me renforcer, de me rassurer, de me protéger contre tout événement de ce genre. Tu as démoli mon mur de briques, de béton renforcé avec ton simple regard, simple, mais ô combien profond !

Tu as détruit ce que j’ai mis tant de temps à construire pour que jamais plus cela ne se reproduise. De toutes ces années d’invincibilité, j’avais fini par croire en ma forteresse. Mais tu l’as réduite en poussière en un rien.

C’était signe que je ne pouvais te laisser passer dans ma vie sans rien faire. Il fallait absolument que je te parle. J’ai agi sur le coup, sans penser, en écoutant que mon cœur et j’ai réussi.

Mais voilà, les autres fois, si autres fois il y eut, ces moments d’hésitations me mettaient les bâtons dans les roues, ils m’empêchaient d’agir, de réagir à cette réaction chimique qu’était notre rencontre. Dans ces moments d’hésitations, c’est ma raison qui prenait le dessus alors que mon cœur, lui, m’appeler en battant de toutes ses forces. Je restais clouer au sol à réfléchir à ce que je devais faire, comment agir, quoi dire et à penser aux conséquences de mes actions, à anticiper toutes les réponses possibles de ta part. J’imaginais tous les scénarios possibles en cette seconde qui m’était donnée. Je la gaspillais avec la raison au lieu de l’utiliser avec mon cœur.

Toutes ces opportunités gâchées par la raison hantent mes pensées, rongent mon cœur et je le sens plus léger jour après jour, car je sens les verres du regret me ronger chaque instant de ma vie. Je suis en constante souffrance. Si j’avais écouté ce cœur, si honnête, si gentil, si tendre, je t’aurais déjà à mes côtés aujourd’hui. Mais en ce moment, il bat encore parce qu’il s’attache et croit fort à cette dernière chance. Le nombre de battements qui lui reste à faire ne dépend que de toi.

Au moins, de toute cette expérience qui me tourmente encore, j’aurai appris une leçon : « Plus on pense de façon objective, moins on existe. » (Kierkegaard)

Poème

Mon cœur est meurtri
Tout ce que j’ai construit
les dernières années de ma vie,
avec difficultés, est détruit.

Mon cœur est plein de désespoir
je ne pense qu’à boire
Je n’ai plus de vouloir
et pourtant je veux y croire.

Mon cœur est mélancolique,
je suis nostalgique
Ma vie est tragique
et je vis en chimérique.

Mon cœur ne bat qu’à travers tes yeux
Je me battrai devant ces messieurs
Mon amour est plus grand que les cieux
Et est plus fort que celui de Dieu.

Publié dans:  on 6 avril 2008 at 11:16 Laisser un commentaire
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indécision

Je suis emprisonné, comme un rat dans une cage. Je suis voué à l’éternel retour, comme un hamster qui court en rond dans la roue jusqu’à ce que son cœur explose.

Comme lui, je cours en rond, mais mon cœur ne semble pas prêt d’exploser de si tôt. Par contre, mon corps, lui, se consume. Le regret, le remord me grignote, me déguste avec appétit, à petites bouchées, jours après jours.

Je suis là, dans cette chambre mystérieuse, sombre, entre quatre murs. La porte, en face de moi, est fermée à clés. La clés, elle, est attachée à une corde et pend du plafond. Je la regarde, même en sautant, 30 cm nous séparent et pourtant, ma vie dépend de cette clés. Je suis enfermé dans cette chambre et le seul moyen de m’en sortir est là, devant mes yeux, à quelques centimètres, inatteignable.

J’en suis conscient, je sais quoi faire pour m’en sortir, mais je n’arrive pas à l’atteindre. Je suis donc enfermé ici à jamais. Je tourne en rond dans cette chambre, je m’assois dans un coin, sombre, et réfléchi à tout ce que je peux faire en ce moment au lieur d’être ici. Je pense à tout ce que je rate.

Le seul moyen que j’ai de jouir de la vie est de m’endormir et de rêver. Le rêve est tout ce qui me reste, est tout ce qui me garde en vie, est tout ce qui me donne encore espoir, est ce qui donne la force à mon cœur de battre et de vouloir.

Je regarde cette clés, sachant que jamais je ne pourrai l’atteindre et sachant que c’est la seule chose au monde, si elle se retrouve en ma possession, qui pourrait changer ma vie.

Derrière cette porte, personne ne peut m’entendre. Personne ne peut venir à mon secours, l’ouverture de cette porte dépend entièrement de moi. Je suis le seul être à pouvoir la franchir, car elle n’existe que dans ma tête.

Il ne me reste plus qu’à attendre, assis dans ce coin, que ma patience me dit que c’est trop, que j’ai assez perdu de temps, que je ne peux plus rester las, qu’il faut agir. Tous les moyens sont permis: ou je reste ici à jamais et gâche ma vie ou je défonce cette porte et reprend ma vie en main.

Me voilà face à l’indécision, je ne peux agir sans avoir atteint cette limite, car je n’ai aucune motivation, aucun désir, aucune envie. Mon avenir ne dépend que d’elle.

«L’incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter.» Alfred de Musset

Publié dans:  on 5 avril 2008 at 4:31 Laisser un commentaire
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Écrire: pour qui ? pour quoi ?

Toutes ces chansons que ces chanteurs écrivent et chantent, tous ces poèmes que ces poètes écrivent, tous ces romans que ces écrivains écrivent; tous ces artistes sont inspirés par un vécu, par une expérience, par une aventure, par une histoire d’amour bonne ou mauvaise, heureuse ou malheureuse.

Alors que moi, j’écris pour l’espoir qu’un jour mes chimères deviennent expériences, réalité. J’écris pour une histoire d’amour qui n’existe pas, j’écris pour une femme dont j’ignore les sentiments à mon encontre. J’écris pour quelque chose qui n’existe pas, pour quelque chose qui n’existe que dans mon imagination. J’écris pour quelque chose dont j’espère la réalisation sans mon agir.

Je t’idolâtre déjà. Tu es ma merveille du monde. À toi seule tu formes les sept merveilles du monde.

Les cinq sens, ta présence physique et ta présence métaphysique.

Caresser ta peau, sentir ton odeur, gouter à tes lèvres, admirer ton corps, écouter ta respiration, t’avoir à mes côtés, t’avoir dans mes pensées.

Tu n’existes que dans ma tête, tu n’es vivante, tu n’es à mes côtés que dans mes pensées.

Mieux vaut, peut être, vivre ainsi plutôt que de te perdre en essayant de t’avoir réellement.