indécision

Je suis emprisonné, comme un rat dans une cage. Je suis voué à l’éternel retour, comme un hamster qui court en rond dans la roue jusqu’à ce que son cœur explose.

Comme lui, je cours en rond, mais mon cœur ne semble pas prêt d’exploser de si tôt. Par contre, mon corps, lui, se consume. Le regret, le remord me grignote, me déguste avec appétit, à petites bouchées, jours après jours.

Je suis là, dans cette chambre mystérieuse, sombre, entre quatre murs. La porte, en face de moi, est fermée à clés. La clés, elle, est attachée à une corde et pend du plafond. Je la regarde, même en sautant, 30 cm nous séparent et pourtant, ma vie dépend de cette clés. Je suis enfermé dans cette chambre et le seul moyen de m’en sortir est là, devant mes yeux, à quelques centimètres, inatteignable.

J’en suis conscient, je sais quoi faire pour m’en sortir, mais je n’arrive pas à l’atteindre. Je suis donc enfermé ici à jamais. Je tourne en rond dans cette chambre, je m’assois dans un coin, sombre, et réfléchi à tout ce que je peux faire en ce moment au lieur d’être ici. Je pense à tout ce que je rate.

Le seul moyen que j’ai de jouir de la vie est de m’endormir et de rêver. Le rêve est tout ce qui me reste, est tout ce qui me garde en vie, est tout ce qui me donne encore espoir, est ce qui donne la force à mon cœur de battre et de vouloir.

Je regarde cette clés, sachant que jamais je ne pourrai l’atteindre et sachant que c’est la seule chose au monde, si elle se retrouve en ma possession, qui pourrait changer ma vie.

Derrière cette porte, personne ne peut m’entendre. Personne ne peut venir à mon secours, l’ouverture de cette porte dépend entièrement de moi. Je suis le seul être à pouvoir la franchir, car elle n’existe que dans ma tête.

Il ne me reste plus qu’à attendre, assis dans ce coin, que ma patience me dit que c’est trop, que j’ai assez perdu de temps, que je ne peux plus rester las, qu’il faut agir. Tous les moyens sont permis: ou je reste ici à jamais et gâche ma vie ou je défonce cette porte et reprend ma vie en main.

Me voilà face à l’indécision, je ne peux agir sans avoir atteint cette limite, car je n’ai aucune motivation, aucun désir, aucune envie. Mon avenir ne dépend que d’elle.

«L’incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter.» Alfred de Musset

Publié dans: on 5 avril 2008 at 4:31 Laisser un commentaire
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