Et pourtant

Tu m’as tué. J’ai pris un couteau, j’ai ouvert ma poitrine. J’ai pris un marteau, j’ai cassé ma cage thoracique afin que tu aies accès à mon cœur. Tu l’as pris, non, tu l’as arraché et tu es partie avec. Tu m’as laissé là, seul, sans cœur, ouvert, saignant, souffrant, mourant.

Lui, il m’a assassiné sans le savoir, sans agir, sans rien faire, sans le moindre mouvement, ignorant mon existence, il a tué un homme inconsciemment, malgré lui.

Et pourtant, je t’aime toujours…

Publié dans: on 19 avril 2008 at 1:40 Laisser un commentaire
Tags: , , , , , , ,

L’URI pour faire un Trackback sur cet article est : http://franznasner.wordpress.com/2008/04/19/et-pourtant/trackback/

Flux RSS des commentaires de cet article.

Leave a Comment

You must be logged in to post a comment.