Malade

Je n’arrive pas à comprendre ou à ressentir les sentiments des autres, ni même les miens. Mon for intérieur est vide. C’est le néant. On peut voir ma tristesse, mon désespoir, ma souffrance qu’à travers mes yeux parce qu’ils brillent à cause de tous les pleurs rentrés. Les larmes sont au bord de mes yeux. Je ne sens rien parce que je me noie de l’intérieur. Je suffoque, je n’arrive plus à respirer. Je n’arrive plus à vivre.

Mon corps est submergé de larmes qui engloutissent mes organes et empêchent leur fonctionnement. Je me sens lourd, épais, fatigué par ce poids qui pèse en moi et qui tue mon vouloir vivre.

Cette inondation interne est arrivée au niveau de mes yeux, il ne reste plus qu’à inonder le reste de mon crâne pour ne plus pouvoir penser et écrire. Les seuls moyens qui me reste pour te voir, te parler et pour me soulager. Ensuite, je sombrerai dans un état végétatif, je serai blasé et impuissant.

Voici donc ce que je ressentais juste avant de devenir apathique.

L’URI pour faire un Trackback sur cet article est : http://franznasner.wordpress.com/2008/05/01/malade/trackback/

Flux RSS des commentaires de cet article.

Leave a Comment

You must be logged in to post a comment.