Te revoilà à nouveau dans mes pensées. Je ne sais d’où tu es revenu, mais je sais que tu es là, je sens ta présence en moi. Me voici donc à mon habitude, moi qui croyait l’avoir perdue. Moi qui m’étais forcé si fort et qui avait tant souffert à essayer de t’oublier, de t’enlever, de t’arracher de mes pensées, à jamais. Et pourtant tu es revenu si facilement et je n’arrive pas à t’oublier. Tu es encré, forgé dans ma mémoire. Seule la mort nous séparera.
Jamais je ne pourrai t’oublier, oublier ce visage, ce corps, cette allure, cette tournure, ce sourire, ce regard, ces cheveux, cet être sublime et divin qui m’a ramené à la vie malgré lui !
Ton retour dans mes pensées a fait renaître en moi mes plus profonds remords. Ces vers que j’avais réussi à tuer renaissent en moi et me grignotent à nouveau. Je souffre.
Je n’avais plus écrit depuis ton oublie, car j’étais, du moins, je croyais que j’étais heureux et quand on est heureux on n’écrit pas. Le bonheur n’est pas fait pour les livres. Tout ceci n’était qu’une illusion. Maintenant que tu es de retour, je revis, oui, grâce à cette agonie que je sens en moi, c’est elle qui me fait vivre, c’est elle qui me donne de l’énergie. Ce mélange de souffrance, de remords, de mélancolie et de tristesse fait battre mon coeur et fait de moi un être vivant.
Je ne sais pas, je ne sais plus. J’ai un sentiment d’incohérence, de contradiction. Ce sont la tristesse et la souffrance qui me font sentir vivant et en même temps je me demande si je ne devrais pas plutôt être malheureux. D’un autre côté, je suis heureux, car rien que de penser à toi me donne envie de chanter comme ces oiseaux qui chansonnent à l’aube. Ce mélange d’émotions contraire, oui, c’est ça, c’est ce cocktail magique qui m’enivre !
Mais cela ne change rien. Je ne t’ai pas et ne t’aurai jamais. Ton coeur appartient à un autre et moi je suis voué à l’éternel solitude. Mon seul espoir réside en mes rêves. Seuls eux me maintiennent en vie.
Seule une rencontre inopinée et improbable pourrait changer la donne et me permettrait d’agir à nouveau, me donnerait une seconde et dernière chance.
À présent, je comprends. La flamme existe toujours en moi, elle est faible, mais elle est toujours là. Le fait que tu sois revenu dans mes pensées à permis de la renforcer un peu plus et de ce fait m’a donné à nouveau l’espoir d’une possibilité. L’espoir ne meurt jamais, il reste en nous et nous pousse à agir peu importe les circonstances, peu importe la situation. Et cet espoir, je m’y accrocherai jusqu’à ma mort.
En attendant notre rencontre…