Affliction

J’ai des sensations de tristesse soudaines qui surgissent en moi au point d’avoir les larmes aux yeux. N’importe où, n’importe quand, cette sensation apparaît sans aucune raison apparente. Serait-ce parce qu’il n’y a plus de place dans mon corps pour enfouir toute cette tristesse ? Elle ne demande qu’à sortir, qu’à se libérer dans l’air, qu’à être libre. Ce sentiment me torture, car quand je le ressens je pousse de toute mes forces afin de le libérer, mais rien n’y fait. Alors je ressens une insatisfaction frustrante. Rien ne s’améliore, ça ne fait qu’empirer.

Je n’arrive même plus à vivre mes émotions.

J’ai besoin de toi pour vivre. Tu es mon unique raison d’être. Je t’hallucine partout. Où je vais, j’ai l’impression de te voir. je suis envahie par une sensation d’ivresse, de faiblesse, au point de ne plus pouvoir me tenir debout pour ensuite ressentir une insatisfaction après avoir réalisé que ce n’était qu’un mirage, que ce n’était qu’une femme comme une autre et que mes yeux m’ont encore une fois trompés. Ils essaient de me faire plaisir, mais ça ne fait que tourner le couteau dans la plaie.

Un ami me disait qu’il aimerait acheter une auto, une maison et tous les meubles et objets qui vont avec. Il voudrait voyager, profiter de la vie, me dit-il. Profiter de la vie en achetant des choses insignifiantes ? Des besoins créés par la société qui sont complètement inutiles. Moi, je n’ai besoin que de toi pour vivre. Pas besoin de café, de cigarette. Tu es ma seule dépendance. Chaque instant de ma vie je suis en manque de toi. Comme un drogué, je souffre, je deviens fou, je perds la raison, je panique et pique une crise. Tu fais partie de mes besoins primaires, comme boire et manger, ta présence est essentielle à ma survie. J’ai besoin de te sentir, de t’avoir auprès de moi, de t’avoir dans mes bras.

Partout où je vais je t’imagine avec moi. Je nous imagine ensemble en train de faire ça ou cela, comme ce couple qui marche main dans la main dans le parc, ou comme cet autre couple où la femme est dans les bras de son amoureux, ou comme ce dernier assis sur un banc publique qui ris de joie et qui s’embrasse.  Il me faut te voir. Tu es ce qui apparait en dernier dans mes pensées avant de m’endormir, tu remplis mes rêves toute la nuit et tu es la première pensée qui apparait à mon réveil. Tu es présente dans toutes les étapes de ma journée, tu es omniprésente, je n’arrive pas à t’oublier, à t’enlever de ma mémoire. Tu es comme ce moi qui est en moi, tu es toujours là. Tu accompagnes cette voix intérieur, tu fais partie de moi.

Je suis abattu, je n’ai plus la force de monter les escaliers, ou même de marcher. Je ressens de la douleur aux jambes, aux bras, aux os. Je sens mes organes se détériorer, mal fonctionner,  mon système immunitaire s’épuiser. Mon corps est comme celui d’un homme perdu en plein milieu du désert depuis quatre jours, déshydraté, le sang sec, les reins et le foie ne fonctionnent plus, la peau brûlée, le corps épuisé, à bout de force, abattu, et qui t’hallucine partout comme ces îlots parce que seul ta présence pourra lui sauver la vie, comme cet eau et ces fruits qu’il  croit trouver. Cette douleur intérieur, quand on ressent nos organes crier, on est impuissant, la seule chose qu’on peut faire est de se plier en deux, les bras au ventre et de crier et de pleurer d’agonie.

Je n’ai même plus la force d’écrire. Je me rend compte que je ne fais qu’écrire la même chose sans arrêt. Les mêmes sensations, les mêmes douleurs, dans tous mes textes. C’est parce que je n’arrive pas à t’oublier. Je dois absolument te revoir, sinon le remords me tuera.

Publié dans: on 12 juin 2008 at 12:26 Commentaires (2)
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2 commentaires Leave a comment.

  1. Mais qui est cette femme qui te fait souffrir? Pauvre toi …

  2. C’est la femme qui a su m’ébranler.


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