Bourrelé de remords

Je l’ai dit et je le dirais jusqu’à la fin de ma vie. Le regret est le pire des sentiments, il vous ronge toute votre vie et jamais ne vous lâche. Même le temps ne peut vous en séparer.

J’étais en train d’écrire ma joie, mais aujourd’hui, un événement m’a forcé à tout effacé et a reconsidéré le tout. Je me croyais guéris. Je croyais que ma souffrance avait succombé au temps. Mais j’avais tort. Te revoilà  à nouveau, pour une énième fois, en train de hanter mon esprit.

Je suis un lâche et un idiot.

Ah, ce corps qui ne m’écoute point.

Je reviendrais, bientôt, avec plus de ferveur, d’opprobre et de repentir.

On dit de moi que je suis amoureux de moi-même. Cela ne m’étonne pas, car comment reconnaîtrait-on ma disposition à l’amour puisque je n’aime que toi, comment la devinerait-on, puisque je n’aime que toi. Je suis amoureux de moi-même, – pourquoi ? parce que je suis épris de toi; car c’est toi que j’aime, toi seule et tout ce qui en vérité est à toi, et c’est ainsi que je m’aime moi-même, parce que mon moi t’appartient; si par conséquent je ne t’aimais plus, je cesserais de m’aimer moi-même. Ce qui aux regards des profanes du monde est l’expression du plus grand égoïsme est donc à tes yeux initiés l’expression de la sympathie la plus pure, ce qui aux regards des profanes du monde est l’expression de la conservation personnelle la plus  prosaïque, est à tes yeux sanctifiés l’expression de l’anéantissement le plus enthousiaste de soi-même.

Sören Kierkegaard, Le Journal du séducteur, GALLIMARD, 1943, p.182

Publié dans:  on 22 juillet 2008 at 12:47 Commentaires (1)
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Sa vie

Il vit dans le regret du passé, dans l’angoisse du présent et dans l’illusion de l’avenir.

Publié dans:  on 6 juillet 2008 at 2:06 Commentaires (1)
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Par ennui ?

“J’ai connu un homme qui a donné vingt ans de sa vie à une étourdie, qui lui a tout sacrifié, ses amitiés, son travail, la décence même de sa vie, et qui reconnait un soir qu’il ne l’avait jamais aimée. Il s’ennuyait, voilà tout, il s’ennuyait, comme la plupart des gens. Il s’était donc créé de toutes pièces une vie de complications et de drames. Il faut que quelque chose arrive voilà l’explication de la plupart des engagements humains. Il faut que quelque chose arrive, même la servitude sans amour, même la guerre, ou la mort. [...]“

Albert Camus, La Chute, Gallimard, 1953, p.41

 

Est-ce vraiment ce que j’ai vécu ? Je l’espère bien. Vraiment ? Je ne sais pas… Je ne sais plus…

Publié dans:  on 2 juillet 2008 at 12:25 Commentaires (1)
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